Comment sélectionner les sites les plus prometteurs pour accueillir une station de communication optique ? C’est l’une des questions auxquelles Alice Bellec a consacré ses deux années d’alternance chez Miratlas. Ses travaux contribuent aujourd’hui à affiner notre compréhension de la turbulence atmosphérique et à mieux qualifier les sites pour les communications optiques espace-sol.
Confronter les modèles aux conditions réelles
Étudiante en Master Aéronautique et Espace au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM), Alice a travaillé aux côtés de Guillaume Vialaneix, directeur R&D chez Miratlas. Sa mission portait sur un enjeu central de nos travaux de modélisation : comparer les prédictions de turbulence atmosphérique aux mesures réalisées sur le terrain.
Chez Miratlas, nous utilisons Pathfinder pour proposer à nos partenaires une première évaluation des sites à partir de données météorologiques. Cet outil permet également d’étudier un réseau de stations au sol et d’évaluer la complémentarité des sites.
Ces prédictions doivent cependant être confrontées aux conditions locales. Les modèles utilisés reposent en effet sur une résolution spatiale d’environ 30 kilomètres et des données collectées toutes les trois heures.
Une collaboration avec l’Université de Durham
Au cours de son alternance, Alice s’est rendue à l’Université de Durham, où ont été développés les algorithmes de Pathfinder.
Elle y a comparé les prédictions aux mesures de l’instrument SHIMM (Shack-Hartmann Image Motion Monitor). Elle a également utilisé FAST, un logiciel open source développé à Durham, pour étudier les effets de la turbulence atmosphérique sur la transmission d’un signal optique.
Des résultats qui alimentent notre R&D
Alice a ensuite poursuivi ses analyses chez Miratlas à partir des mesures de nos systèmes Sky Monitors, recueillies sur plusieurs sites.
En étudiant les écarts entre prédictions et observations, elle a identifié des groupes de paramètres susceptibles d’expliquer certaines différences locales. Ces résultats, que nous allons approfondir, alimentent déjà nos travaux de modélisation et notre réflexion sur la qualification des sites pour les communications optiques.
Une contribution saluée par l’équipe
« C’est toujours très intéressant d’accueillir des alternants : ils apportent un nouveau regard et de l’énergie, posent des questions qui ne nous seraient pas forcément venues à l’esprit et ouvrent parfois la voie à de nouvelles approches », explique Guillaume Vialaneix.
Pour mettre à l’honneur la contribution d’Alice, notre directeur R&D a présenté sa candidature au Prix de la Performance Professionnelle d’Ingénieurs 2000.
Toute l’équipe de Miratlas remercie Alice pour sa rigueur, sa curiosité et sa contribution à notre mission, et lui souhaite une très belle continuation !